Le Paradis, c’est d’enfer!

Quelque part entre l’est et l’ouest, mais assurément plus au nord qu’au sud, à en juger par les tasses de neige à la botte cube en hiver, plus ou moins du 4 octobre au 29 mai, se perd une bourgade de quelques âmes.

Son nom signifie « là où habite le chien » ou « terre des orignaux » dépendamment du vieux sage à qui est posée la question. Ceci dit, le plus grand nombre la dénomme désormais Rimouski.

Il y fait bon vivre, elle borde une modeste rivière dont le vent nous enivre de sa lie lorsqu’elle se fait discrète dans son lit.

On n’y manque de rien, ou presque, lorsque cela se produit, c’est avec la plus grande sagesse que le chef du village nous explique comment nous en passer.

On ne saurait se priver du marché public pendant l’été, soit précisément du 12 juillet au 21 août. Autrement, Walt Mark tient le magasin général, encore trop souvent préféré au petit commerce responsable de Dame Alina.

L’institut Bernard l’Hermite attire les férus de crustacés du monde entier. Ce pèlerinage leur permet de parfaire leurs connaissances sur lesdits bigorneaux, et non Lady Bigorno, puisque nous nous gardons bien d’élire une Miss Palourde chaque année.

Mais ne nous égarons pas, la présente vise davantage l’éloge de la diversité culturelle à celle des fonds marins. C’est ainsi que l’on trouve moult artistes jeunes et moins jeunes, respectivement, ou non, amateurs et de métier, œuvrant avec talent dans l’Art parallèle et même parfois perpendiculaire à l’autre art : l’art trop commercial.

Ces artisans de la culture fondent de petits organismes baignant dans la musique, le cinéma, l’écriture, l’impro, le théâtre, l’Art visuel… jusqu’à ce qu’une apparition divine leur ordonne : « Un lieu de diffusion et de création artistique vous créerez, une coopérative vous fonderez, des membres vous regrouperez et des bas prix vous offrirez! »

Comme il y a des autorités auxquelles on ne s’oppose pas, ni une, ni deux, le Paradis s’éleva en 2005, se donnant pour mission de contribuer à l’épanouissement de la pratique artistique dans la région.

Mais l’aide divine se limitant cependant à ces commandements, la tenue de centaines d’évènements fut possible grâce à l’acharnement d’une équipe réduite et à la créativité des membres du Paradis.

En passant, le paradis est d’abord le dernier balcon d’un théâtre, accessible à peu de frais, au public populaire et, accessoirement, la destination post-mortem des âmes montrant patte blanche, où tout y sera alors permis, bref, le côté fun quoi!

Ce Paradis-là n’étant pas à l’épreuve du temps, il n’est pas sûr que ses murs durent. Les milliers d’âmes d’ici et de là-bas méritent sa refonte et sa relocalisation en plein centre-ville afin de créer plus que jamais pour les uns, et de s’enthousiasmer et/ou critiquer pour les autres, voire même pour les mêmes!

Venez découvrir ou redécouvrir le Paradis. Ces quelques lignes visent à bouche-à-oreiller notre belle région et ses attraits culturels afin que de chouettes places comme celle-là perdurent. Ma bouche, vos oreilles,… puis, si le cœur vous en dit, votre bouche et leurs oreilles…

Thomas (un électron libre du Paradis)

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