La stakeholder theorie ou comment Némo peut nous aider à débloquer nos projets

 

La Stakeholder theory

Par Julie Gauthier

Qu’est-ce que la stakeholder theory, c’est tout simplement la gestion des parties prenantes d’un projet telle que la présente Freeman dans le texte fondateur sur le sujet : Strategic Management : a stakeholder approach.

Maintenant qu’est-ce que les parties prenantes d’un projet? Et bien toujours selon ce cher Freeman, ce sont tous les acteurs (ici je parle d’acteurs dans le sens de « personne qui a une fonction dans le projet »…pas dans le sens de « je me suis couchée trop tard hier parce que j’écoutais les Oscars et je suis encore hantée par la terminologie) donc disais-je : … ce sont tous les acteurs qui sont influencés par un projet ou qui ont une influence sur ledit projet.

En gestion de projet, il est primordial d’accorder une attention (à des niveaux variables) aux différents types de parties prenantes qui compose l’environnement du projet. Dès 1932 Berle et Means constatent l’augmentation de la pression sociale qui s’exerce sur les dirigeants d’entreprises qui doivent de plus en plus composer avec leur responsabilité auprès de ceux et celles qui peuvent être affectés de près ou de loin par leurs décisions.

En culture, nous devons également composer avec différents types de parties prenantes. Dans les organismes artistiques nous avons les parties prenantes internes (employéEs, Conseil d’administration), les parties prenantes externes (public, utilisateurs, clientèle, subventionneurs, population, acteurs socio-économiques, médias). Ce concept s’applique également aux artistes qui doivent composer également avec ces différents types de parties prenantes. Je vous entends déjà monter aux barricades en scandant : On ne peut pas plaire à tout le monde dans la vie, encore moins dans l’univers de la création artistiques. Vrai, vous avez totalement raison et là n’est pas le but. Cependant, il est important d’accorder une attention particulière à tout ce beau monde.

Prenons un projet au hasard…euh…mettons le déménagement de la coopérative Paradis au centre-ville de Rimouski. Pour que le projet fonctionne, il se doit d’obtenir un appui massif de toutes les strates de parties prenantes. Tout ça commence par la base, les employéEs, le c.a, les membres et se diffuse à l’ensemble des parties prenantes externes : les médias par leur couverture, la population par l’acceptabilité sociale qu’elle offre au projet, les utilisateurs et la clientèle du Paradis qui y voit les avantages d’une mise à niveau des infrastructures de diffusion, les subventionneurs par…ben par leur appui financier. Tout ce joli monde va pousser dans le même sens (comme les poissons dans le filet du film Némo…image hautement instructive pour démontrer la force du nombre) pour faire débloquer le projet.

Maintenant comment obtenir un haut niveau d’adhésion de toutes les parties prenantes? Demeurez attentif, ce sujet sera à l’ordre du jour d’un prochain billet.

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La gestion de projet

 

LA GESTION CULTURELLE EN MODE PROJET

Par Julie Gauthier

Le Paradis intègre à son blogue une section gestion et culture pour aider les gestionnaires culturels et les artistes à s’y retrouver en matière de gestion.  Je suis à la direction de la coopérative Paradis depuis six ans, je siège sur différents conseils d’administration comme celui du Conseil de la Culture du Bas-Saint-Laurent sur lequel j’agis à titre de présidente depuis deux ans. Je suis également étudiante (en fin de parcours) à la maîtrise en gestion de projets et depuis le tout début de mes études, j’ai la préoccupation d’adapter pour le milieu culturel, les théories de la gestion afin de combler en partie (je demeure humble) le manque flagrant d’écrits dans le domaine. Je vous invite donc à me manifester vos préoccupations en matière de gestion de la culture, cela alimentera le choix des sujets sur lesquels je me pencherai.  Pour commencer, question cruciale : mais de quoi diantre parlons-nous quand on évoque le mot (disons-le un peu fourre-tout) de projet?

Les projets et plus particulièrement la gestion de projets est définitivement le truc à la mode c’est temps-ci.  Tout le monde a des projets, que ce soit rénover sa maison, son cabanon ou plus modestement la niche de son chien. Quand on parle de projet, on parle d’une action qui a un début et une fin et qui se voit souvent assorti de contraintes de coûts et de temps. Dans le monde merveilleux de la gestion culturelle, le quotidien est bien souvent construit d’une somme de petits et grands projets qu’il faut s’appliquer à gérer. Cela implique une gestion du temps efficace et surtout une manière toute particulière de penser les budgets (le montage des budgets en mode projet tout comme la gestion du temps feront l’objet de leur propre billet très bientôt).

Qu’est-ce que les spécialistes nous disent à propos des projets :

Selon Clifford F. Gray et Erik W. Larson le projet peut se définir comme suit :

Un projet est un effort complexe, non répétitif et unique, limité par des contraintes de temps, de budget et de ressources ainsi que par des spécifications d’exécution conçues pour satisfaire  les besoins d’un client.  

Mais à quoi diable pourrait bien me servir cette définition aride dans le cadre de ma pratique artistique ou dans ma vie palpitante de gestionnaire culturel? Bon d’accord, reformulons la chose :

Un projet est un effort (certe), complexe (question de se lancer quelques fleurs), non-répétitif et unique (vive les pléonasmes), limité dans le temps, l’argent et les ressources (ici on s’y retrouve, en matière de ressources limitées, la culture en connait un rayon), et doté de spécifications d’exécution conçues pour satisfaire les besoins d’un client (lire ici, les subventionneurs).

On ne peut pas y échapper, que nous soyons un artiste ou un gestionnaire d’organisme culturel nous aurons à gérer des projets, autant donc apprendre à le faire de la manière la plus efficiente qui soit.

Tord-Vis et Anarchette au Paradis dans le cadre des soirées trads

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Crédit photo : Guillaume Morin

Samedi au Paradis, la semaine Rimouskoise de l’environnement était clôturée par un spectacle des groupes Anarchette et Tord-Vis. Question d’en apprendre davantage sur les musiciens, ces êtres étranges, incapable de respirer trop longtemps loin d’une scène, nous avons décidé d’instaurer un petit questionnaire hautement scientifique qui nous permettra très certainement de découvrir des choses TERRIBLES à leur sujet. Qui sait, peut-être qu’un jour, à l’instar de Proust, quelqu’un rendra ce questionnaire célèbre.

Questionnaire (presque Proustien) du Paradis

1 : La musique qui roule dans votre van de tournée (char/bicycle/ou juste tes oreilles) en ce moment.

Tord-Vis : René Lussier, Hamon Martin Quintet.

Anarchette : Think of one, Miles Davis Quintet, Iva Bittova

 

2 : Un coup de cœur culturel toutes catégories confondus :

Tord-Vis : Django unchained de Tarantino

Anarchette :Thanasis Papakonstantinou, Brad Meldhaus.

 

3 : Un artiste à découvir :

Tord-Vis : Louis Pitou Boudreault

Anarchette : Dick Annegârn, Sigur Ross

 

4 : Un endroit à découvrir :

Tord-Vis : Le bar de Padou

Anarchette : Le marais salé de la baie de Kamouraska et La Captive à Amqui

 

5 : Meilleure place pour prendre un verre après un show :

Tord-Vis : Le bar le plus proche de où on joue OU encore mieux, la place ou on joue.

Anarchette : Dehors selon la saison, sul bord d’un feu, sul bord de l’eau en regardant les étoiles.

 

6 : Meilleur « greasy spoon » au Québec pour déjeuner un lendemain de show?

Tord-Vis : Au Bercail à Rimouski ; Des œufs pochés dans une sauce aux champignons avec des saucisses au travers pis des tites patates à côtés.

Anarchette : IDEM (avec les tites patates pis toute pareil)