L’influence sociale: l’obéissance

L’influence sociale: l’obéissance

Par Julie Gauthier

« L’obéissance n’est qu’une forme canonisée de la paresse »

Germaine Beaumont

Mes deux derniers papiers parlaient du phénomène de normalisation et de conformité au sein d’un groupe, aujourd’hui, traitons donc du troisième phénomène induit par le pouvoir d’influence soit l’obéissance. Promis qu’après je vais choisir un sujet plus joyeux puisque le quatrième et dernier phénomène c’est l’innovation yé!

L’obéissance : C’est le résultat de l’exercice de l’autorité et du consentement des personnes à qui elle s’adresse. C’est en quelque sorte le statut quo.  L’obéissance, c’est aussi quand une personne modifie son attitude ou sa conduite pour obéir ou se soumettre aux ordres directs d’une autorité qu’elle juge légitime. Il faut toujours garder en tête que devant une figure d’autorité, patron, président, supérieur direct, l’être humain obéit parfois sans même se poser de questions.

C’est surtout à Stanley Milgram (1975), psychologue américain qui cherchait à vérifier le niveau d’obéissance des gens devant une figure d’autorité, que nous devons les recherches sur l’obéissance. Il a démontré que l’autorité est une source d’influence extrêmement vigoureuse. L’autorité peut se cacher dans une personne, dans un symbole comme un uniforme par exemple ou dans un ensemble social comme le gouvernement. Même dans des cas extrêmes, où une figure d’autorité demande à quelqu’un de faire des choses qui vont à l’encontre de toute moralité, la grande majorité des gens vont obéir.

Un des exemples les plus marquants des dernières années et le plus ancré dans notre mode de vie contemporain est en fait un dérivé des expérimentations de Milgram, c’est : Le jeu de la mort. Il s’agit d’un faux jeu questionnaire télévisé sous la forme d’un documentaire où une animatrice demande à des participants de donner un choc électrique potentiellement mortel (why not?) à un autre participant quand il ne répond pas bien à la question. Encore une fois ici, et les résultats ont même surpris les chercheurs, la majorité (81%) des gens ce sont soumis à l’autorité de l’animatrice (représentant l’influence des médias), même s’ils mettaient la vie d’un autre être humain en danger. En regardant le documentaire, je me suis dit : mais c’est impossible, je serais sans l’ombre d’un doute dans les 19% de gens qui ont quitté le plateau pour s’insurger contre ce concept complètement débile. En même temps, les gens sélectionnés en étaient à leur première expérience télévisuelle. Ahhhh le pouvoir d’une caméra braquée sur quelqu’un. Quand même, 81% des gens ont continué d’envoyer des décharges à l’autre participant qu’il ne pouvait pas voir parce que dans une autre pièce, mais qui gémissait de douleur en suppliant son bourreau d’arrêter les décharges. 81% on continué de donner des décharges même si l’autre participant ne répondait plus par ces cris de douleurs, était-il mort? Peut-être, comment le savoir. Pourtant les participants (81% dois-je le rappeler) continuaient de pousser sur le bouton sous les ordres de l’animatrice. Et vous? Auriez-vous appuyé sur le fameux bouton?

Pour regarder le documentaire c’est par ici.

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