Pourquoi le projet Paradis fait rêver : la suite de la genèse

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Donc, la dernière fois, je vous parlais de ma grande naïveté et de mon désir d’aider la jeune Coop Paradis dans sa quête pour trouver une nouvelle direction. J’étais bien installée à mon petit bureau, tout juste à côté de celui de Steve Leroux qui lui-même se trouvait à proximité de celui de Julie Lévesque, mes gentils voisins du Centre d’artistes en arts visuels Caravansérail. À l’époque, il y avait beaucoup moins d’activités au Paradis. Paraloeil y occupait des bureaux et comme maintenant, il diffusait une programmation de films d’auteurs et de documentaires dans la salle bleue. Caravansérail avait aussi, tout comme aujourd’hui, une programmation riche et variée d’expositions d’artistes de la relève. Tour de Bras sans avoir de bureaux, utilisaient les espaces de diffusion pour présenter les Rencontres de Musiques Spontanées, l’Exil pour ses productions théâtrales, le Mouton noir pour ses A.G.A. Et le Paradis lui… et bien le Paradis opérait le café bar, il louait ses deux salles de diffusion, surtout aux membres, et il était nettement un peu paniqué quand le téléphone sonnait pour une location externe. Alors là tout le monde s’y mettait.

Moi : Euh scuse moi Martin (technicien à Paraloeil) ça te dérangerais-tu de venir m’aider avec la technique, y’a quelqu’un qui veut louer la salle bleue pour un show de théâtre?

Martin : Euh oui, c’est bon, je vais y aller.

Moi : Heille Julie (Communication à Caravansérail) avez-vous une échelle de votre bord?

Julie : Oui, dans l’atelier.

Moi : Ok merci…euh as-tu une minute pour m’aider à l’apporter dans la salle bleue?

Julie : Euh oui, c’est bon, je vais y aller.

Vous comprenez le principe. À l’époque, être membre du Paradis voulait aussi dire aider le Paradis dans ses balbutiements et tentatives d’organisation. En même temps, il y avait quelque chose de beau dans tout ça, un véritable échange entre les membres et, avant de me juger, sachez que j’étais toujours prêtes à aider mes voisins organismes aussi.

Les jours passaient, les c.v. continuaient de s’accumuler sur le bureau et moi je tentais de maintenir la barque mais aussi de lui donner une direction (sans mauvais jeu de mots), je tenais le gouvernail en y prenant de plus en plus goût. Puis après quelques semaines, je fus convoquée par une partie de conseil d’administration du Paradis pour une entrevue. J’étais extrêmement nerveuse mais passionnée, vraiment passionnée, j’avais des idées, une vision, je trouvais le projet beau, porteur de sens et dans une société de plus en plus individualiste, il me semblait que s’unir pour se doter d’espaces de création et de diffusion était tout simplement génial. Le comité a bien vu que j’étais jeune et naïve mais passionnée, vraiment passionnée à la suite de cet entretien, je puis enfin retirer l’intérimaire après le titre de directrice et commencer à tenter d’assumer le poste (et le titre) de directrice du Paradis (ce qui me vaut encore aujourd’hui moult blagues paradisiaques).

À suivre…

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