Alex Nevsky, prismacolor

Par Véronique Lavoie

Le samedi 21 décembre dans la Salle rouge du Paradis, Alex Nevsky a présenté un spectacle haut en couleur qui passe du rose coquillage au vert olive en passant par le rouge acajou. Armés de leurs pyjamas, de lumières de Noel, de plumes, de confettis et bien sûr de bonne musique, l’auteur-compositeur-interprète et son groupe, ont su amener la magie qui règne pendant le temps des Fêtes.

Crédit photo : Mathieu Gosselin

Crédit photo : Mathieu Gosselin

 

Alex Nevsky a su user de chaque teinte pour charmer la foule en pyjama : couleurs pastel pour sa poésie, son slam enveloppant sur la tristesse ou sa béatitude sous son éclairage sous-marin et couleurs charbonneuses pour ce son profond qui fait rebondir le cœur, son côté plus rock qui fait danser les spectateurs ou son humour avec la fameuse Journée de l’orgasme.

Son interlude sur l’échauffement du film Rock and none 2 accompagné de Julie Gauthier, la directrice générale de la Coopérative Paradis, m’a rappelé les jeux du réveillon à la bonne franquette. Il a d’ailleurs fait évoluer ses chansons à répondre en intégrant la foule qui fredonnait « chalalala » pendant qu’il entamait une chanson.

Le quintette a livré une prestation digne de la chaise musicale en changeant constamment de place sur scène et en occupant un autre rôle, comme Alex Nevsky qui troque son clavier pour une guitare ou pour des percussions. La fausse dernière chanson du spectacle (on s’entend qu’il est impossible de ne pas en redemander), c’est-à-dire son succès radiophonique « On leur a fait croire », a littéralement fait le bonheur de la foule qui lançait des plumes d’oreiller et qui chantait en cœur les connus « papapapapapa ». Le rappel a clos ce party de Noël en optant pour la traditionnelle chanson à répondre « La destinée, la rose au bois » qui s’est terminée par des amusants « blablabla » faute de connaître les paroles.

Bref, pour reprendre les dires de cet auteur-compositeur-interprète : « L’amour n’est pas qu’un slogan », mais c’est aussi un party de Noël avec Alex Nevsky. Il ne manquait plus qu’une maison en pain d’épice pour combler ma joie!

Cabaret des rêves et des cauchemars

En guise de première partie, la foule a eu droit à un cabaret éclaté avec les performances de Jocelyn Pelletier et son slam à répondre sur Claude Poirier et sur le métier d’acteur, de Clémentine Nogrel qui racontait la vie de son génie, d’Olivier d’Amours et son univers complètement absurde avec des arbustes en forme de boîtes d’expédition Amazon, de Sandra Mathieu et son voyage pour le meilleur et pour le pire et de Soliel Perrault dansant, déguisé en femme, sur la chanson « Ce n’était qu’un rêve » de Céline Dion. Pour conclure ce cabaret, les plus courageux du public ont participé à une grande bataille d’oreillers au milieu de la Salle rouge. Bref, le ton festif était donné!

Crédit photo : Mathieu Gosselin

Crédit photo : Mathieu Gosselin

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Les coups de cœur culturels 2013 de Sandra!

La nouvelle recrue du Paradis, Sandra Mathieu, chargée de projets et des communications, partage ses coups de cœur culturels 2013!photo sandra blogue

Mon pays dans ma poche de Benoit Gautier au Cabaret Espace Scène

J’ai assisté à cette première présentation de l’auteur-compositeur-interprète bas-laurentien d’adoption Benoit Gautier, accompagné de talentueux musiciens de la région. Parsemées de fragments poétiques offerts par la population sous le thème « Mon pays… », les compositions originales de l’artiste originaire de Montréal poussaient sans aucun doute à une réflexion profonde sur notre société, autant sur notre passé, que notre présent et notre futur. Nostalgie, frustration, découragement, espoir… les paroles de ses pièces et des poèmes recueillis ont certainement touché des cordes sensibles. Deux mots pour décrire l’expérience : douce folie!

Ceci n’est pas un poème lors des Rencontres de musiques spontanées 16

S’inspirant de discours de prisonniers politiques d’origines et d’époques variées, les musiciens proposaient un cycle de chansons et récitatifs, entrecoupé d’intermèdes improvisés s’interrogeant sur les définitions et les limites du concept de liberté. Une soirée qui allait droit au cœur. Le genre de concert qui nous cloue à notre siège pendant de longues minutes après les derniers applaudissements. Un savant mélange de musique planifiée et improvisée accompagnée de textes troublants.

Héritage de Thomy Laporte

Un film coup de poing qui m’a laissé sans voix. Un court métrage de fiction qui continue à faire son chemin longtemps après le générique. Une tension palpable, un jeu de comédien bien senti, une réalisation à toute épreuve. Une réalité qui impose des discussions. Un film d’ici par des gens d’ici! Du cinéma qui joue son rôle! Peut-on espérer un triptyque?

Le devoir d’impudeur de Stéphanie Pelletier

Toute une année pour Stéphanie Pelletier qui cumule les succès et les honneurs. Son spectacle de slam « Le devoir d’impudeur » m’a particulièrement secouée. J’ai ri, j’ai pleuré mais j’ai surtout appris à connaître une artiste d’ici qui fait son chemin en gardant toujours en tête d’où elle vient! Avec son complice guitariste Olivier D’Amours, Stéphanie s’est livrée corps et âme. En espérant que ces 25 minutes se transformeront un jour en un spectacle complet pour le bonheur du public.

L’exposition Vraisemblances d’Isabelle Hayeur au Musée régional de Rimouski

Un constat d’impuissance habite la plupart des êtres humains lorsqu’ils réalisent où va le monde. Pourtant, là où certains sont fatalistes quant à l’avenir de la planète, d’autres comme Isabelle Hayeur, gardent espoir, se donnent pour mission de dévoiler au grand jour l’envers du décor, rallient les troupes et proposent à leur façon des pistes de solution. Chapeau pour sa série de photomontages Underworld!

Je triche… j’en ajoute deux autres!

Les concerts de Gypsy Kumbia Orchestra et de Groenland au Paradis.

Deux concerts bien différents mais qui ont tous deux conquis le public!

C’est à croire que le mot festif a été inventé pour le Gypsy Kumbia Orchestra! Plus d’une centaine de spectateurs, petits et grands, ont usé leurs souliers au son des percussions endiablées et de cette joyeuse fanfare. Au niveau visuel, les deux danseuses aux longues robes colorées ont merveilleusement habité la scène et complémentaient ces musiciens de différents milieux culturels  tous aussi passionnés les uns que les autres. Et que dire du clown chanteur qui a assuré avec brio et humour une interaction constante avec le public réceptif.

On ne peut passer sous silence la visite du sextuor Groenland qui a offert un concert mémorable à guichets fermés (une première dans l’histoire des diffusions du Paradis). Une performance généreuse, des musiciens rafraîchissants, polyvalents, originaux et tout en humilité malgré tout le succès rencontré depuis la sortie de leur premier album en avril!

Les coups de cœur culturels 2013 de Robin Servant

Le directeur technique du Paradis et musicien Robin Servant vous livre ses coups de cœur culturels 2013!robin console

Concert de René Lussier au Bercail, 3 octobre

Le guitariste et chanteur René Lussier a produit un deuxième disque de chansons intitulé Toucher une âme.  Il a touché la mienne et celle de quelques autres chanceux qui étaient à son concert au Bercail en octobre dernier.  L’intimité et la fragilité étaient au rendez-vous!

Concert du GGRIL à Caravansérail sous la direction de Michael Fischer, 25 octobre

Le GGRIL est le Grand groupe Régional d’Improvisation Libérée.  Nous avons joué sous la direction de Michael Fischer, chef du Vienna Improvisers Orchestra.  La direction de Michael a amené notre ensemble là où il n’avait jamais été, une zone où la précision chirurgicale se mêle allègrement à l’improvisation bruitiste.  Diriger des improvisateurs?  C’est absolument possible, grâce à une série de signes qui suggèrent un type de jeu au musicien qui peut suivre la consigne (ou non!).  Le concert a été enregistré et ceux qui n’y étaient pas peuvent l’écouter ici.

Bad Uncle au Paradis, 2 novembre

Une fanfare rock graisseuse pour le plus grand plaisir du public présent ce soir-là!  Bad Uncle est drôle, de mauvais goût et sent le musicien en tournée. Les histoires des chansons sont tordues, vulgaires et charmantes!

L’Empereur en culottes courtes de Sébastien Chabot

Ce 4e roman du Matapédien Sébastien Chabot raconte l’histoire hilarante et pathétique de Malik Beauchemin, un enfant prodige de Ste-Florence.  Ostracisé parce que trop différent des gens de son milieu, il finira au moulin à scie de la Barrabas and co, où il chassera les bêtes mythiques de la cour à bois avec l’équipe de nettoyeurs : Soeur violente, Gilling Gallang, Boulon, et Aimel’huile. Plein d’humour, ce roman baroque dresse un portrait parodique des travers de notre société hyper-industrialisée, qui surexploite ses ressources naturelles dans un contexte de sous-développement intellectuel.

Le chant des ondes, documentaire de Caroline Martel

En tentant de découvrir le secret de l’instrument mystérieux que sont les ondes Martenot, un des premiers instruments électroniques, Martel nous fait découvrir un univers de musiciens et de luthiers électroniques passionnés. Un film fascinant qui nous présente un univers musical méconnu.