Le Philippe B : une espèce d’exception

Par Véronique Lavoie

DERNIÈRE HEURE : une nouvelle race d’oiseaux vient tout juste d’être répertoriée au Québec. En effet, il s’agit du Philippe B, un oiseau de nuit qui vole au-dessus de la province en formation « V » accompagné de ses deux dames polyvalentes aux voix cristallines. Les Rimouskois ont d’ailleurs eu la chance de le voir planer, le 20 septembre dernier, dans la salle Rouge du Paradis.

Crédit photo : Mathieu Gosselin

Crédit photo : Mathieu Gosselin

Munis de ses jumelles, la foule a pu observer un Philippe B excité de présenter ce nouveau spectacle qui met l’accent sur les chansons de son dernier album Ornithologie, la nuit, mais surtout un Philippe B attachant dans une simplicité si vraie. Attachant avec l’étalement de ces 99 problems liés au support de son harmonica et son rapport ludique à la composition de chansons « déprimantes » qui contrebalançaient bien avec la grande charge émotive profondément ancrée dans les mélodies épurées de l’auteur-compositeur-interprète.

Avec des paroles comme « les copeaux de lumière dans nos yeux » ou « est-ce que tu te rappelles quand t’as éteint le ciel? », nul besoin du vent du fleuve pour vous donner des frissons qui transcendent votre corps. Philippe B s’est aussi permis de jouer des pièces de son premier opus lancé en 2005 et de son album Variations fantômes, encensé par la critique. Que ce soit au piano, à la guitare ou avec son harmonica, il offre une musique d’une sincérité désarmante qui déroule le tapis rouge à ses fortes images. Comme quoi, la simplicité crée souvent les moments les plus touchants.

Avec sa recherche stylistique bien à lui, comme ses emprunts à la musique classique et ses mélanges des genres avec sa berceuse valse country western pour enfants, le musicien a terminé le spectacle avec la chanson « L’amour est un fantôme » qu’il qualifie de la pièce la plus lente au monde.

Grandement inspiré par les saisons, surveillez bien cet oiseau nocturne qui n’a pas peur de l’hiver et qui continuera de migrer à travers les villes du Québec muni de son calorifère.

L’imaginaire marilien

En guise de première partie, quoi de mieux qu’un premier spectacle de plus de 10 minutes de Marilie Bilodeau en formule trio? La lauréate dans la catégorie auteur-compositeur-interprète du Tremplin de Dégelis a fait honneur à son titre en faisant entrer le public dans son univers à la fois coloré, authentique, théâtral et empreint d’émotions. Mention spéciale pour la chanson « Marie-Novembre » où le mélange du piano et du violoncelle me donnait véritablement l’impression de virevolter à travers les feuilles d’automne. Mon âme de loveuse a aussi été complètement conquise par la pièce « Le Nord » avec les envolés vocales de Marilie qui vous font vivre des turbulences sensorielles des plus agréables. Bref, une raconteuse d’histoires bien à elle qui se doit d’être vue et entendue!

Crédit photo : Mathieu Gosselin

Crédit photo : Mathieu Gosselin

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