C’est la faute à Klô Pelgag

Par Véronique Lavoie

Comment faire honneur au spectacle du samedi 18 octobre dans la Salle Rouge du Paradis de Klô Pelgag la Révélation Radio-Canada 2014 six nominations au prochain gala de l’ADISQ sept au GAMIQ et la nouvelle porte-parole du Projet Paradis comment pianoter aussi vite quelle sur mon clavier pour écrire ma critique mais surtout comment transmettre cette ambiance absurdement touchante

Crédit photo : Mathieu Gosselin

Crédit photo : Mathieu Gosselin

il y avait du monde à la messe autant dans la salle que sur la scène peuplée d’instruments à cordes de flûtes à bec d’une batterie et d’un piano qui casse avec au centre une Klô Pelgag habitée par sa poésie surréaliste qui joue avec les mots et qui crée son propre sens avec des répliques comme « j’avais des tueurs » au lieu de sueurs

une Klô Pelgag ça arrive sur scène comme nulle autre sur la trame discordée de Century Fox et ça te charme en deux secondes et quart en te souhaitant la bienvenue à cégep en spectacle

une Klô Pelgag ça ne se censure jamais ça va toujours jusqu’au bout de sa théâtralité en faisant du limbo avec des bâtons de ski ça mord à pleine voix dans les chœurs  « ça castre le vide » avec sa folie

une Klô Pelgag ça veut te parler de choses personnelles ça veut créer un lien ça veut te charmer avec une chanson grivoise scientifique sur Marie Curie et Pierre Curie même si depuis la première chanson tu es déjà en amour avec ça fait attention à toi en chassant les pièces maussades au profit de la fête même si tu l’aimes dans sa douceur

une Klô Pelgag ça me chamboule ça me fait écrire à l’envers dans mon cahier ça me fait oublier la ponctuation et ça me donne le goût de lui dire « merci pour les mains » virtuoses qui nous invitent dans leur univers où la norme n’est qu’un ancien mythe du « Dermatologue » du « Tunnel » nouvellement renouveler dans la « Taxidermie » des « Corbeaux » qui ont attrapés « La fièvre des fleurs » du « Nicaragua » là où « Le soleil incontinent » et où « La neige tombent sans se faire mal »  « Comme des rames » à cause des « Mariages d’oiseaux » mais surtout à cause de l’Alchimie des monstres.

Les ombres magnétiques

Un grand chapeau noir, un habit noir, des yeux perçants qui te garrochent de l’émotion, une voix rauque digne d’un dimanche brumeux, une voix de café noir : Antoine Corriveau avait tout pour obnubiler la foule lors de la première partie de cette folle soirée. Il a interprété ses textes désarmants, sans censure, tirés de son deuxième opus Les Ombres Longues lancé en mars dernier. La dernière chanson, sur une mélodie empreinte de lumière et de douceur, a créé une belle fusion entre l’artiste et le public qui chantait des chœurs presque célestes qui ont percé les ombres.

Crédit photo : Mathieu Gosselin

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