Le voyage astral de PyPy!

Roy Vucino de la formation PyPy se confie au Paradis! Préparez-vous à l’assaut de leur punk psychédélique et leur pop trash en vue de leur passage sur la scène de la salle rouge du Paradis le 6 décembre!

pypy

D’où vient le nom du band? Lors d’un voyage astral, les quatre membres du groupe se sont rencontrés dans une dimension extraterrestre où un guide leur est apparu. Ce guide se nommait PYPY. Il nous a confié les numéros magiques de la création.

Si vous aviez à rassembler en un seul mot votre style : Kakao

Votre moment préféré en concert : Lorsqu’on improvise de quoi et les gens virent dingues!

Une mauvaise habitude en tournée : Manger du « fast food » qui crée un tourbillon de gas nausif, un vrai trou noir de flatulence

La situation la plus inusitée que vous avez vécue en tournée : On a peu tourné avec PyPy mais les champignons et trolls de la forêt au FME c’était bien!

Une phrase que vous dites souvent juste avant le concert : C’est quoi donc le set? J’ai tu le temps d’aller au toilette?

Que faites-vous immédiatement après le concert? Fumer une cigarette

Une pièce que vous auriez aimé composer? Vissi d’arte de Puccini

Votre expression ou citation préférée : Let’s blitz this shit

L’artiste qui vous inspire le plus (toutes catégories confondues) et pourquoi? John Coltrane, pour sa quête du son et les DADAs pour leur art radical.

Un secret sur un membre du band que vous n’avez jamais dévoilé : Phil est un loup-garou, il a bouffé plusieurs de nos ennemis (Pypy a plein d’ennemis).

Votre salle préférée au Québec jusqu’à maintenant : La Passe à Montréal c’est super! J’aime bien le Cercle aussi à Québec.

Qu’est-ce qui vous choque? Vous fait rire? Vous émeut?

Ce qui me fâche, c’est les gens homophobe, ou ceux qui manquent de respect envers l’autre sexe, ou envers les gens d’une autre race ou religion.

Ce qui me fait rire, c’est une bonne émission de télé (Simpsons, Workaholics) ou un bon comédien comme Louis CK, Doug Stanhope, Maria Bamford. J’aime bien aussi Grumpy Cat et les absurdités

Je suis ému par la compassion, l’entraide, les gens qui restent forts malgré le fait que leur vie est difficile, par les petites choses de la vie.

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Rituel électro au Paradis!

Depuis 2008, le duo Organ Mood travaille à transformer la notion d’auditoire, en favorisant une relation plus impliquante avec leur public. Leurs outils de prédilection : les synthétiseurs analogiques, les rétroprojecteurs, et des instruments de leur cru! Ils seront de passage au Paradis le 6 décembre prochain pour proposer leur rituel électro! Christophe Lamarche et Mathieu Jacques, membres de ce collectif d’artistes visuels et sonores montréalais, ont répondu à nos questions en rafale.

Crédit photo : Christophe Lamarche Ledoux

Crédit photo : Christophe Lamarche Ledoux

D’où vient le nom du band?

c- Des albums de potpourri d’orgue (Organ Moods), il y en a eu des tonnes dans les années 70, mais on trouvait que le nom évoquait quelque chose de plus poétique et ça collait bien à notre projet.

m- Les moods rappellent l’importance de l’ambiance enveloppante de nos spectacles

Si vous aviez à rassembler en un seul mot votre style :

c- Ouf, vraiment ?

m- On laisserait faire

 Votre moment préféré en concert :

c- L’introduction, quand les gens plongent,  un peu comme quand les lumières se ferment au cinéma.

Une mauvaise habitude en tournée :

c- Manger mal, boire, dormir peu.  Les bonnes habitudes par contre c’est qu’on arrête souvent se baigner s’il y a des lacs et des rivières le fun.

La situation la plus inusitée que vous avez vécue en tournée :

c- Devant une foule de 2000 et quelques personnes, on avait eu l’idée (avec l’aide de Bande-à-Part ) de distribuer 500 maracas dans l’assistance, malheureusement, on était au Métropolis à 3 am et les gens étaient quand même vraiment saouls… les gens se sont mis à se lancer les maracas d’un bout à l’autre de la salle. C’était hors de contrôle, le spectacle a failli finir comme ça.

Une phrase que vous dites souvent juste avant le concert :

c- Il y en a pas vraiment, mais ça commence souvent avec un “t’es prêt Mathieu ?”

Que faites-vous immédiatement après le concert?

c- On se serre dans nos bras, on jase aux gens

m- Je dis toujours à Christophe qu’il a été bon après le spectacle ou qu’il a vraiment assuré

Une pièce que vous auriez aimé composer :

c- Il y en a beaucoup trop, Popcorn de Hot Butter, Suzanne de Leonard Cohen, L’Amour et la Violence de  Sébastien Tellier, The Rip de Portishead, Auf dem Wasser zu singen de Franz Schubert…. la liste continue longtemps

m- Ohm sweet Ohm de Kraftwerk

Votre expression ou citation préférée :

La vie c’est comme un sandwich à marde, plus tu vieillis pis moins ya de pain.

L’artiste qui vous inspire le plus (toutes catégories confondues) et pourquoi?

c- Trop difficile, je vais dévier la question; dans les artistes qu’on connait personnellement je crois que Jimmy Hunt et Stéphane Lafleur sont là-haut.  Parce que je crois que les deux, bien qu’ancrés dans leur temps, savent jouer avec les mots, la musique et l’image d’une façon qui transcende les modes.  Je sais que dans 20 an,s je vais encore être touché par leur œuvre.

m- Le réalisateur Carlos Regadas pour Silent Night et le réalisateur Michel Brault pour Pour la suite du monde.

Un secret sur un membre du band que vous n’avez jamais dévoilé :

c- Je vois pas pourquoi on dévoilerait ça ici …

m- On a des secrets?

Votre salle préférée au Québec jusqu’à maintenant :

c- Ouch difficile, trop de petites et grosses salles différentes qu’on affectionne pour différente raisons … surtout que certaine fois les salles sont pas malades mais que la “vibe” de l’endroit est géniale.

À Montréal, il y avait Lab Synthèse, c’était pas mal l’idéal… grand loft bien disposé avec un système de son et une communauté de monde motivé qui s’en occupe, aujourd’hui il y a le Pantoum qui font un peu ça.   On aime ça nous.

On aime bien le Cercle aussi, les gens ont toujours été géniaux avec nous là-bas, le PHI center offre le meilleur son en Amérique du Nord, le plus beau décor revient à la Tête d’allumette à Saint-André-de-Kamouraska.

m- c’est surtout l’esprit de communauté qu’on ressent quand on arrive qu’on retient finalement

Qu’est-ce qui vous choque?

c- L’injustice ?

m- L’aliénation

Vous fait rire?

c- L’humour ?

m- Les vidéos de monde qui tombent

Vous émeut?

c- L’amour ?

m- Les insurrections populaires

Déterminées à prendre le bois

Par Sandra Mathieu

Avec une cadence qui nous fait oublier le documentaire traditionnel, Un film de chasse de filles plonge le spectateur dans l’univers de la chasse au féminin au Québec. On y accompagne quatre femmes âgées entre 13 et 72 ans, toutes chasseuses de gros gibiers, lors de la saison de chasse 2013.

Julie Lambert et Hélène Larente. Crédit photo : Courtoisie Parallaxes

Julie Lambert et Hélène Larente. Crédit photo : Courtoisie Parallaxes

« Depuis dix ans, le nombre de demandes de permis de chasse demandé par des femmes a doublé dans la province. Je suis, depuis plusieurs années, intriguée par ce mouvement de féminisation du sport, et c’est cette curiosité qui m’a amenée, grâce au bouche à oreille, à rencontrer ces femmes », souligne la réalisatrice Julie Lambert, avec l’émotion dans la voix.

Sous un regard sensible, elle a également documenté son propre parcours de néophyte. « J’ai été choyée de partager le quotidien de ces femmes qui ont été généreuses de me transmettre ainsi leurs connaissances », ajoute celle qui n’avait jamais tenu une arme à feu de sa vie!

Nous devenons ainsi le témoin privilégié de toutes les étapes de ce sport vieux comme le monde; de la préparation physique et mentale à l’attente, en passant bien sûr par le passage à l’action, la recherche et la découverte de l’animal, l’éviscération et la dégustation! Les préjugés tombent sous nos yeux et l’anticipation du choc émotif est palpable. Le montage est tissé serré : les silences, la musique bien exploitée et les bruits ambiants de la nature soutiennent à merveille les images fortes et font appel à tous nos sens.

Avec un grand souci du détail, Julie Lambert dresse des portraits intimistes de trois générations de chasseuses. Ces femmes sont inspirantes grâce à leur conviction, sincérité et passion. Pour certaines, symbole de liberté, pour d’autres synonyme d’autonomie et de grande fierté, la chasse leur apporte une paix intérieure et une communion évidente avec la nature. Leurs propos portent à réflexion et font échos bien longtemps après le générique!

Le documentaire a remporté deux prix au Festival de cinéma de la ville de Québec : Prix du public – Long métrage et Prix du meilleur premier film décerné par un jury de cinéphiles. Le film a également reçu une Mention honorable pour le Grand prix de la compétition long métrage remise par le jury de la compétition officielle composé. Il est en nomination au Festival international de cinéma francophone en Acadie.

Un film de chasse de filles est en tournée cet automne et fait partie de la programmation de Paraloeil (Coop Paradis, 274, avenue Michaud), le jeudi 27 novembre, en présence de Julie Lambert.

Plus d’info : unfilmdechassedefilles.com