Un véritable kaléidoscope musical

Par Véronique Lavoie

Qui dit mois de septembre dit retour en classe, mais également retour des activités à la Coopérative de solidarité Paradis. Le premier spectacle en cette nouvelle saison fut le trio montréalais Sunrise and Good People de passage vendredi le 12 septembre à la salle Rouge muni de leur rock-tribal-électronique.

Sunrise

Après un « tout le monde est prêt » d’Éric Bolduc (guitariste) digne d’un départ pour l’aventure, les douces percussions et les bruits de carillon ont rapidement montés en intensité pour atteindre l’équivalent de milliers de pas lourds qui résonnent dans la salle. La musique à la fois inventive et inspirante a fait tergiverser mon esprit entre le réel et l’onirisme avec, par exemple, l’écho de la guitare ou encore la voix aérienne de Xavier Auclair. Voix surprenante qui flirtait tantôt avec Half Moon Run pour le côté planant et enivrant et tantôt avec MGMT pour la voix de tête appuyée par les autres membres du groupe.

Muni de trois différentes sortes de percussions avec Alain Mercure à la batterie et son échantillonneur mélangé aux sons des tambours de Xavier Auclair, Sunrise and Good People happe assurément le cœur avec ses battements énergiques. Le rock avec la distorsion et la pédale whawha de la guitare s’imbrique à l’électro avec l’échantillonneur et les voix parfois robotiques. Le groupe montréalais est doté d’un son hybride fascinant qui nous a transporté dans un univers blues avec l’harmonica ou encore tribal avec le didgeridoo.

Le trio nous a fait voyager à travers des pièces de son deuxième opus Closer to the Flame (mars 2015) en plus de nouvelles chansons. Toujours mouvante, la musique parfois se déchaînait, parfois éclatait, devenait dansante ou funky. Sunrise and Good People a été un véritable kaléidoscope du son avec ses riches textures et ses univers exaltants. Mention spéciale à Alain Mercure qui a animé la soirée comme jamais avec ses salutations à la foule après chaque chanson comme un comédien et avec ses mimiques indescriptibles.

Bleue en première partie

Le duo pistolois Bleue a commencé cette nouvelle saison de spectacles au Paradis à coup de solos et de scratching. Parfaite pour un samedi soir, la formation bas-laurentienne a alterné entre ses compositions chantées et instrumentales qui rappellent un jam festif. D’ailleurs, la voix de Sebrioux a souvent fait écho, selon moi, à celle de Daniel Boucher. Avec Bleue, c’est l’ambiant qui rencontre la distorsion! Sans combat, ces deux styles se fondent parfaitement ensemble pour créer un son coloré et unique.

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