Le vœu que j’avais oublié de me souhaiter

arleen_grand-formatSamedi le 28 janvier, alors que le vent était à nos portes, plusieurs Rimouskois courageux se sont rassemblés dans la salle bleue du Paradis afin de se faire réchauffer par l’univers chaleureux et invitant du bloc appartement dans lequel Arleen Thibault a grandi. Cette relève du conte québécois a réussi avec brio à nous faire entendre « la succion de la porte » de notre vie quotidienne qui se ferme pour entrer dans son univers de personnages colorés, de pouvoirs et de vœux. Au cours de cette soirée, elle nous a présenté tour à tour les personnages de son propre village, un bloc appartement de Québec ayant la vue sur un boulevard. De sa mère, qui aimait tirer aux cartes et croyait à l’intuition, à M. Ouimet, ce voisin mystérieux qui a fait de la prison, en n’oubliant pas bonhomme Quentin, propriétaire du bloc appartement, tous y ont passé ce soir-là. Toutefois, cette présentation des personnages était la trame de fond d’une histoire de vœu intrigante et pleine d’espoirs. Racontant celle-ci avec enthousiasme et suspense, Arleen Thibault a su nous tenir en haleine lors de ces 90 minutes. Elle s’est même servie de ses instruments traditionnels pour bruiter les scènes et ajouter une couche d’angoisse à son récit. Enfin, ce spectacle m’a interpellé, car il m’a rappelé qu’on oublie souvent de faire des souhaits. Je trouve que cette soirée était une magnifique manière de lancer sur une note optimiste la nouvelle programmation hiver et printemps 2017 de la Coopérative de solidarité Paradis. Bref, pour la nouvelle année 2017, je fais le vœu de nous souhaiter et d’être exaucés.

Catherine Berger-Caron